Lien entre les amis du poète et écrivain Michel Baglin
26 Novembre 2025
C’est dans l’article N°293 du 14 octobre 2024 que Guy Allix avait brillamment présenté le dernier livre de Jean-Claude Touzeil, recueil de poèmes intitulé Cyclitude. À mon tour (de France !) de présenter cet ouvrage qui se poursuivra dans quelque temps par une suite. En effet, Guillaume Martin, le célèbre coureur cycliste professionnel fut l’élève de Jean-Claude lorsque ce dernier professait au collège d’Athis en Normandie. Or il se trouve que ce sportif est aussi diplômé d’un master en philosophie, auteur d’une pièce de théâtre et d’un roman mais aussi et surtout de deux ouvrages majeurs qui viennent d’être réédités en livre de poche. Je parlerai de ces deux surprenants ouvrages dans une prochaine chronique.
Vélo ou bicyclette ? Les deux, mon capitaine ! C’est peut-être à partir de cette interrogation que Jean-Claude Touzeil a développé son amour pour ce que l’on a appelé « la petite reine ». Reine, elle le fut dès son enfance avec des jeux sur des circuits miniatures qui simulaient les grandes courses cyclistes. « Apprenti / coureur cycliste / tu étais fier », fier de participer à des courses en amateur en se livrant à fond car « pour le sprint / ça frotte fort ». Puis, au fil des poèmes, on rencontre la fille du gardien de phare qui « tourne en rond / sur sa bicyclette / autour du phare ». On se pose aussi en bord de route en attendant le passage des coureurs de la Grande Boucle, c’est-à-dire du Tour de France. On retiendra encore l’évocation de quelques grands noms de ce sport : Gino Bartali, le champion italien, grand résistant, le généreux Matteo Trentin ou le fantasque Peter Sagan. On parlera aussi de Guillaume Martin, le discret coureur français, sportif et philosophe « c’est un oiseau rare / il a une place à part » car « Guillaume tutoie Socrate ». De la classique Paris-Roubaix aux différents tours nationaux, Jean-Claude Touzeil boucle son tour de poésie par un poème intitulé « Le cycliste universel », ce coureur qui aura participé à toutes les épreuves jusqu’à la finale, la Course de la Paix que l’on avait « Hélas retirée / du calendrier / depuis très longtemps ». Lisons cette brassée de poèmes pour évoquer notre humble finitude à partir de cette cyclitude puisque la boucle est presque bouclée, la grande boucle de nos existences.
Georges Cathalo
Cyclitude (Gros Textes éd., 2024), 72 pages, 8 euros – Fontfourane, 05380 Châteauroux-les-Alpes ou gros.textes@laposte.net