Lien entre les amis du poète et écrivain Michel Baglin
28 Juin 2023
Comme chaque année, nous étions au rendez-vous des fous de poésie venus des quatre coins France mais aussi de pays francophones et du monde entier : Le Marché de la poésie. Avec ses tentes blanches déployées, la place Saint-Sulpice naviguait à la voile de la poésie. Fière de ses 40 ans d’existence, elle accueillait cette année les nations caribéennes et leurs auteurs originaires de Haïti, Surinam, Cuba, Porto-Rico et tant d’autres qui nous ont montré que la poésie raccourcit les distances.
Sur les traces de Michel, nous avons arpenté les allées du marché qui portent chacune le nom d’un poète disparu dans l’année. Henri Heurtebise, fondateur de la revue poétique Multiples avait évidemment la sienne.
Outre nos amis poètes membres de l’association Texture AMB, nous avons rencontré d’autres voix qui ont su nous charmer.
Guy Goffette, qui dédicaçait Paris à ma porte, publié chez Gallimard, a évoqué ses souvenirs de Michel et nous lui avons offert la dernière anthologie de notre association Texture AMB.
Les poètes belges sont nombreux au Marché, il était donc normal d’en croiser quelques-uns. Nous avons ainsi échangé avec Yves Namur, dont le dernier opus La nuit amère est publié chez Arfuyen. Auteur d’une œuvre considérable, Yves Namur anime les éditions du Taillis Pré. Lauréat du Prix Mallarmé pour La tristesse du figuier, il est aussi Maître ès jeux de l’Académie des jeux Floraux à Toulouse, preuve que le monde est petit !
Et dans ce monde petit, nous avons retrouvé Imasango que nous avions rencontrée à Toulouse lors de la cérémonie de l’Académie des Jeux Floraux (cf. article sur ce blog)
Partez à la découverte de l’écriture généreuse et sensuelle d’Imasango. Après Ce pays dans mes veines, (Chronique à découvrir dans la rubrique coups de cœur), Pour tes mains sources vient d’être réédité chez Bruno Doucey éditions.
Et puisqu’on évoque Toulouse, voici le poète toulousain incontournable du Marché de la poésie : Serge Pey. Michel et lui se connaissaient depuis l’époque du lycée.
Inutile de citer le titre de son dernier opus, tout est dit sur la photo…
Au hasard des allées et des stands, nous retrouvons quelques-uns de nos amis poètes, amis de Michel et fidèles à l’association Texture AMB.
Chantal Dupuy-Dunier, poétesse auvergnate sous son grand chapeau.
Marylise Leroux, venue au Marché vêtue d'un bout de son jardin breton.
Sylvestre Clancier devant le stand des éditions Henry et La rumeur Libre.
Aux côtés des écrivains, n’oublions pas les éditeurs, ces découvreurs de talents qui font un métier de passion. Car, il faut le savoir, la poésie se vend mal et le tirage moyen d’un recueil avoisine les 300 exemplaires… bien loin du monde du thriller.
Sur le stand des éditions Henry - La rumeur Libre, on a plaisir à retrouver deux complices : Jean Le Boël dont la maison, les éditions Henry, a rejoint La rumeur Libre, et Sylvestre Clancier, président du Prix Mallarmé.
En compagnie de son éditeur du Castor Astral, Jean-Yves Reuzeau, François De Cornière dédicace ses œuvres dont Les façons d'être où il affirme Au bout de la rue, il y a la mer.
Sur le marché, la citation de François De Cornière de Cornière peut se traduire ainsi : Au bout de la rue, il y a le jardin. Car la place Saint-Sulpice est tout près du jardin du Luxembourg où Michel aimait flâner à l’ombre de ses grands arbres. Nous nous y retrouvions pour une pause et pour ces bavardages dont Michel avait le secret.
Ainsi se clôt notre promenade poétique, sur le souvenir de Michel toujours présent dans les mémoires de ses amis poètes.
Régine et Guy Bernot